
Le programme prévoit des analyses de plantes et de sols pour déterminer la quantité de nutriments additionnels nécessaires. Il s’agit de revoir les standards concernant les applications d’engrais. La gestion actuelle permet une ouverture plus précoce des capsules de coton pour réduire l’infestation par les larves de lépidoptères, le principal ravageur du coton. En effet, les larves sont moins attirées par les végétaux plus matures et moins tendres. Pour le contrôle de l’infestation, des méthodes non chimiques sont requises dans la mesure du possible.
Le nombre d’applications de pesticides est passé de 6,5 à 2,5 par saison en moyenne. Et de nouvelles méthodes plus efficaces ont été élaborées pour contrôler les chenilles, déployant moins d’effets sur les insectes auxiliaires et les pollinisateurs. En outre l’usage du Bacillus thuringiensis est maintenant pratiqué sur une plus grande surface cultivée. Pour Alberto Calderón, l’agriculture intégrée est une étape vers une culture du coton sans pesticides.
En moyenne, la mise en œuvre du programme a permis de réduire de 30% les besoins en eau d’irrigation et de 40% l’utilisation d’engrais. Les cultures évoluent ainsi vers une plus grande durabilité environnementale, à travers une gestion soigneuse de la phase de croissance végétative.
