
Les agriculteurs conventionnels sont généralement guidés par des directeurs de production eux-mêmes rémunérés par les revenus de la commercialisation des pesticides. Ce projet des exploitations en fleurs permet au contraire aux agriculteurs d’apprendre à reconnaître les prédateurs naturels et les niveaux critiques d’insectes ravageurs. Réunis en petits groupes régionaux, les exploitants apprennent sur leurs propres terres, avec l’aide d’un expert. Un autre objectif du projet est d’enseigner les méthodes de biocontrôle. Merijn Bos relève une évolution des attitudes chez les agriculteurs habitués à l’usage préventif des insecticides. L’observation sur le terrain et la présence d’insectes auxiliaires modifient ainsi la conception qu’ont les agriculteurs de la protection des cultures, réduisant l’usage de pesticides chimiques de synthèse.
En 2013, 70% des producteurs conventionnels de pommes de terre et de céréales impliqués dans le projet ont changé d’opinion sur les insecticides et diminué leur utilisation.
